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MotoGP : compromis en vue avec les pilotes sur le GP du Qatar

La rédactionMis à jour le 28 octobre 20263 min

Box Repsol · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

MotoGP : les pilotes exigent des garanties écrites de sécurité pour le GP du Qatar du 8 novembre. Plan d'évacuation, assurance, rapatriement : où en est-on ?

À retenir

Les pilotes MotoGP réclament des garanties écrites de sécurité avant d'aller au Qatar le 8 novembre ; un accord est attendu sous 48 heures, au retour de Carlos Ezpeleta de Doha.

Le MotoGP cherche un compromis avec ses pilotes avant le Grand Prix du Qatar, reporté au 8 novembre. Mercredi, à Sepang, en Malaisie, les pilotes se sont réunis dans les bureaux du circuit, en présence de nombreux team managers, pour discuter des garanties de sécurité qu'ils réclament. La réunion a été constructive et cordiale, mais aucun accord définitif n'a été trouvé.

Ce que réclament les pilotes

Lors du week-end précédent à Phillip Island, les pilotes avaient décidé de demander des garanties écrites sur leur sécurité et celle de tout le paddock. Le document à l'étude prévoit :

  • un plan d'évacuation spécifique ;
  • la prise en charge des frais en cas de fermeture de l'espace aérien qatari ;
  • un rapatriement dans un scénario extrême.

La course du Qatar était initialement prévue à la mi-avril. Elle a été repoussée au 8 novembre à cause du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran.

Le point de blocage

Les pilotes veulent que MotoGP Sports Entertainment Group (MGPSEG), le détenteur des droits commerciaux du championnat, assume la responsabilité de ces garanties. Ils estiment que leurs obligations augmentent alors qu'ils sont davantage exposés aux risques. Le promoteur juge cette prise de responsabilité irréalisable et considère que les principales figures du championnat devraient s'impliquer davantage.

Les équipes sont prises entre les deux camps, car elles sont liées contractuellement à la fois à leurs pilotes et au promoteur. Les relations entre MGPSEG et les pilotes sont décrites comme tendues.

Un enjeu aussi juridique

Le Qatar, l'un des partenaires les plus anciens et les plus importants du championnat, assure que l'épreuve peut se tenir sans compromettre la sécurité des visiteurs. De leur côté, les gouvernements de la plupart des pays représentés dans le paddock déconseillent de se rendre au Qatar, sauf nécessité absolue.

Or une telle recommandation n'est pas une interdiction formelle : elle ne constitue donc pas un cas de force majeure qui permettrait au MotoGP de mettre fin à son contrat avec le Qatar sans conséquences financières.

Et maintenant ?

Carlos Ezpeleta, directeur général adjoint de MGPSEG, était à Doha mercredi pour une conférence. Toutes les parties attendent son retour : un accord pourrait être trouvé dès jeudi, et le dénouement est attendu dans les 48 heures. Nous suivrons l'évolution du dossier.

Questions fréquentes

Quand le GP du Qatar de MotoGP est-il prévu ?

Le Grand Prix du Qatar, d'abord prévu mi-avril, a été reporté au 8 novembre à cause du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran.

Que demandent les pilotes ?

Des garanties écrites sur leur sécurité et celle de tout le paddock, avec un plan d'évacuation, la prise en charge des frais en cas de fermeture de l'espace aérien qatari et un rapatriement dans un scénario extrême.

Le MotoGP peut-il annuler le Qatar sans conséquence ?

Pas automatiquement : une recommandation de ne pas voyager n'est pas une interdiction formelle, donc pas un cas de force majeure permettant de rompre le contrat sans conséquences financières.

Sources

Rédigé par la rédaction Karrazmotorsport, relu avant publication. Valeurs de réglage : référez-vous au manuel de votre véhicule. Notre charte.

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